L'ICANS n'est qu'une belle (en façade) machine administrative, sans Ăąme. Vide de main d'Ćuvre. On juge de la vie (et de la mort) et donc des traitements des patients en fonction de leur Ăąge, et de l'Ă©volution de la maladie. Pas vraiment de leur Ă©tat gĂ©nĂ©ral, ni de leur envie de vivre. Besoin d'un traitement innovant? Passez votre chemin si vous ĂȘtes 70+.
Certains personnes du standard sont extrĂȘmement condescendantes, vous rĂ©primandent, vous prennent de haut. C'est tout simplement scandaleux pour une structure qui accueillent des personnes gravement malades..
Par ailleurs, il n'y a pas de service d'urgence. Et lĂ aussi, c'est trĂšs grave car en cas de problĂšme majeur, vous serez noyĂ© dans les urgences de Hautepierre, au milieu des patients de tout type de pathologie. Si vous arrivez Ă parler Ă un interne le weekend (au bout d'un long dĂ©dale tĂ©lĂ©phonique), vous vous rendrez vite compte qu'ils minimisent ce que vous ressentez. Qu'ils repoussent la prise en charge. Faites le test : appelez le 15 : et pour les mĂȘmes symptĂŽmes dĂ©crits, vous aurez une ambulance et une prise en charge (rapide) dans l'hĂŽpital le plus proche. Et si l'interne propose de rappeler : armez vous de patience, il ne le fera qu'au bout de quelques heures (impossible d'avoir un mĂ©decin le weekend : surtout ne pas avoir de problĂšme le samedi ou le dimanche !).
Somme toute : je regrette infiniment l'organisation et la compétence du centre Paul Strauss. Quelle perte immense avec l'association ICANS !
Je pense qu'aujourd'hui, il est prĂ©fĂ©rable de se faire soigner dans un petit hĂŽpital de campagne qu'Ă l'ICANS. Vous n'y recevrez peut ĂȘtre pas tous les soins requis, mais vous serez considĂ©rĂ© comme un ĂȘtre humain, et avec empathie (remarquez que vous n'aurez pas plus les soins Ă l'ICANS selon votre Ăąge ou votre statut, et vous risquez en plus d'ĂȘtre traitĂ© comme un objet / numĂ©ro).